Étudiant(e)s en sciences infirmières

Comment peut-on se tenir debout dans un nouvel environnement en tant qu’infirmière ou infirmier nouvellement diplômé?

Tout ce qui renforce votre confiance en vous-même vous permettra de vous tenir debout quand il le faut – que ce soit pour vous, pour quelqu’un d’autre ou pour un patient. Au départ, bien des infirmières et infirmiers nouvellement diplômés cherchent à se faire accepter plutôt qu’à « ressortir du lot » - c’est naturel et normal. Ne vous sentez pas coupable de ne pas vous affirmer quand vous venez d’arriver – il faut du temps pour développer avec vos collègues le climat de confiance qui vous permettra d’exprimer ce que vous pensez et ressentez. Si vous avez un mentor ou une personne à qui vous faites confiance quand vous arrivez (peut-être un précepteur avec qui vous avez travaillé durant vos études ou une autre infirmière novice dans la même situation que vous), faites-lui part de vos idées ou demandez-lui son avis sur quelque chose que vous avez vu ou vécu. Ainsi, vous aurez une « perspective » que vous risqueriez de ne pas avoir si la crainte du ridicule ou du rejet vous empêche de parler.

Peut-on obtenir la radiation d’un prêt étudiant en acceptant un poste dans une localité rurale et comment peut-on s’inscrire à un tel programme?

Les programmes de radiation de prêts étudiants peuvent atténuer le stress causé par l’endettement au fil du temps. Les infirmières et infirmiers qui participent à ces programmes n’ont plus à rembourser une partie ou la totalité de leurs prêts. Pour en savoir davantage sur les modalités offertes et sur votre admissibilité, communiquez avec votre agent de prêt. Vous ne risquez rien à en faire la demande!

Comment gérer l’anxiété liée aux examens?

Presque tout le monde ressent une certaine anxiété face aux examens. Il est impossible d’apprendre et de retenir tous les détails. Concentrez-vous sur les concepts les plus importants qui vous aideront à démêler les éléments des questions qui se rapportent à ces concepts. Voici quelques conseils :  

  • Ayez un mantra, c’est-à-dire quelque chose que vous vous direz avant et durant l’examen; par exemple, vous pourriez simplement vous rappeler vos succès passés;
  • Ne laissez pas un examen définir qui vous êtes; un seul examen ne détermine pas votre niveau d’intelligence;
  • Utilisez des tests de pratique pour vous exercer à passer des examens et à contrôler votre anxiété;
  • Reposez-vous bien avant l’examen;
  • Arrivez un peu à l’avance sur les lieux de l’examen, mais tâchez d’éviter de parler à d’autres étudiants tout juste avant l’épreuve (écoutez plutôt une musique que vous aimez) – leurs inquiétudes pourraient alimenter la vôtre;
  • Songez à porter des bouchons d’oreille durant l’examen pour limiter les distractions;
  • Si vous commencez à vous sentir dépassé, prenez des respirations lentes et profondes – ça aide VRAIMENT;
  • Résistez à la tentation de modifier vos réponses lorsque vous les révisez – à moins d’être ABSOLUMENT sûr du changement; la première réponse est habituellement la meilleure;
  • Vérifiez l’heure de temps en temps, mais pas trop souvent. Les professeurs feront un compte à rebours tout au long de l’examen et vous avertiront que l’heure limite approche.

Que nous recommandez-vous de faire quand nous commençons à désespérer de nos études ou à penser que nous n’en avons pas fait assez?

Quand vous faites de votre mieux et puisez dans vos forces et dans les forces des autres, vous reprenez espoir. Il est facile de douter de soi quand on étudie. Que ce soit dans un stage clinique, un laboratoire ou un cours théorique, il arrive à tout le monde de se sentir dépassé ou de se demander s’il en a fait assez – vous êtes la seule personne qui a la réponse. Faites de votre mieux pour parfaire vos connaissances et vos aptitudes de manière à renforcer vos atouts et votre confiance en vous. Quand vous avez fait de votre mieux, vous en avez assez fait.

Comment tenir un journal de réflexion durant mes stages cliniques?

La tenue d’un journal de réflexion vise à développer la pensée critique, l’autonomie, l’ouverture d’esprit et l’attention. Voici quelques éléments d’une véritable RÉFLEXION sur votre expérience.

CŒUR – qu’est-ce qui vous a touché, ému et inspiré dans une situation de soins ou une interaction au travail durant la semaine;

MAINS – qu’avez-vous « fait » qui a débouché sur un apprentissage durant la semaine – peut-être une compétence que vous avez appliquée ou un geste que vous avez posé (enseigner quelque chose à un patient ou participer à une observation diagnostique);

TÊTE – qu’avez-vous « appris » cette semaine – peut-être une information sur une pathologie ou une nouvelle façon de réagir aux conflits;

Ratissez LARGE et PROFOND. N’oubliez pas que votre OBJECTIF est de prévoir les questions de vos instructeurs et d’y répondre avant qu’ils les posent. Ils veulent que vous preniez conscience de ce qui sous-tend vos actions; ils veulent que vous vous demandiez POURQUOI vous faites quelque chose, POURQUOI « quelque chose » arrive au patient, COMMENT vous devriez réagir, QUELLE serait votre réaction et POURQUOI....CREUSEZ jusqu’à ce que vous compreniez ce qu’il y a AU FOND de tout ce que vous lisez, faites et pensez.

Pouvez-vous nous donner des conseils pour étudier en ligne dans le cadre des cours de sciences infirmières?

L’apprentissage en ligne exige de l’indépendance et de l’autogestion. Parfois, l’absence d’interactions en personne avec des condisciples ou enseignants peut faire prendre du retard dans les études. Voici quelques conseils pour bien vous en tirer :  

  • Créez un espace de travail pour vous organiser
    • Si possible, ayez un espace exclusivement réservé aux études dans votre logement;
    • Ayez un agenda imprimé ou numérique où noter les dates de remise des travaux et d’examen;
    • Ayez une chemise ou un classeur distinct pour chaque cours;
    • Lisez les documents d’orientation fournis par les professeurs;
    • Sauvegardez vos fichiers sur un disque dur externe;
    • Accordez-vous des pauses à intervalle régulier – ce que vous faites durant les pauses a aussi son importance. Il faut choisir le bon type d’activité (p. ex., marcher, s’étirer, faire du rangement, appeler un ami, préparer un repas, méditer). Ainsi, vous ferez le plein d’énergie pour vous concentrer sur vos manuels.
  • Gardez contact avec vos condisciples
    • Créez/joignez un groupe d’études avec des camarades de classe pour vous poser mutuellement des questions ou tester vos connaissances.
  • Points à retenir :
    • Efforcez-vous de réfléchir de façon critique et de COMPRENDRE au lieu de simplement mémoriser;
    • Lisez les documents à voix haute – « faites semblant » que vous enseignez à quelqu’un;
    • Écrivez une partie de vos notes d’études à la main, au stylo sur du papier, pour mieux les retenir à long terme.

En tant qu’étudiante ou infirmière arrivant dans une communauté autochtone, comment puis-je apprendre à respecter les peuples autochtones et à m’adapter à leur culture?

Que vous soyez aux études ou membre du personnel infirmier, vous pourrez poser des questions à un directeur ou un coordonnateur clinique dans le cadre de votre orientation avant d’arriver à cet endroit, notamment pour savoir quelles communautés culturelles sont desservies par votre établissement. Vous pouvez aussi interroger vos collègues sur l’intégration de connaissances culturelles respectueuses (y compris la langue locale) dans votre pratique. Dans certaines régions, il existe des documents d’orientation visant à accroître la sécurité culturelle des communautés avec lesquelles vous allez interagir. Il vaut la peine de faire quelques recherches sur la région, pour vous renseigner sur les peuples et l’histoire des territoires traditionnels où vous travaillez. De plus, vous devez toujours faire preuve d’humilité envers les cultures autochtones (et toutes les cultures d’ailleurs) – demandez-LEUR de vous « enseigner » quelques mots qui vous aideraient à les aider. Conservez un carnet d’expressions culturellement adaptées pour mieux retenir leur prononciation. Demandez aux personnes dont la culture ne vous est pas familière s’il y a des traditions ou des pratiques que vous pourriez inclure dans leurs soins.

 

 

Puis-je refuser de m’occuper d’un patient qui tient des propos à caractère racial? Quelles sont mes options et à qui dois-je m’adresser dans une telle situation?

Les infirmières et infirmiers sont protégés par la Loi canadienne sur les droits de la personne (la Loi). La Loi définit le harcèlement comme « tout comportement inopportun et offensant d’une personne envers une autre personne en milieu de travail ». Les comportements offensants comprennent les actes, propos et exhibitions discriminatoires. Ainsi, le fait qu’un patient/client tienne des propos à caractère racial envers une infirmière ou un infirmier constitue du harcèlement.

La Loi précise que le comportement doit être répétitif pour constituer du harcèlement. Autrement dit, le patient/client doit tenir des propos à caractère racial plus d’une fois. Si vous avez demandé à un patient/client de ne PAS tenir de propos à caractère racial et qu’il continue de le faire, vous avez le droit de refuser de vous en occuper. Ceci dit, un acte unique de racisme peut constituer du harcèlement s’il est assez grave pour avoir des effets importants et durables sur l’infirmière ou l’infirmier.

En plus de la Loi, les infirmières et infirmiers du Canada bénéficient de la protection du Règlement sur la prévention du harcèlement et de la violence dans le lieu de travail, qui précise ce qu’est un « lieu de travail », ce que sont les actes de harcèlement et en quoi consiste l’obligation de l’employeur de s’assurer que le lieu de travail est psychologiquement sécuritaire.

Si un patient tient des propos à caractère racial, la première étape consiste à vous adresser à votre infirmière surveillante/infirmier surveillant pour discuter de la possibilité que cette personne soit confiée à quelqu’un d’autre. Vous pouvez également communiquer avec votre syndicat et votre organisme de réglementation.

Références:

Loi canadienne sur les droits de la personne
S’agit-il de harcèlement? Outil au service des employés
Règlement sur la prévention du harcèlement et de la violence dans le lieu de travail

Quelles aptitudes dois-je cultiver en vue d’exercer en milieu rural ou éloigné?

De façon générale, vous devriez privilégier l’acquisition d’une large gamme de compétences. Vous voudrez maîtriser les bases de l’évaluation holistique, des examens physiques et de l’interprétation des résultats des tests de laboratoire. Vous n’aurez peut-être pas grand-chose d’autre pour vous guider, si vous travaillez dans une région passablement éloignée. Puisque l’autosuffisance est PRÉCIEUSE en milieu rural ou éloigné, songez à vous former dans d’autres compétences comme les suivantes : premiers soins en milieu naturel, formation préhospitalière, réparation sommaire des moteurs, compétences en plein air. Il est utile de savoir changer un pneu, survolter une batterie, conduire avec une transmission manuelle, etc., mais ce n’est pas obligatoire.

Si je désire faire carrière dans les soins infirmiers en milieu rural et éloigné, que dois-je étudier, sur quoi doivent porter mes dissertations et quels stages dois-je demander?

Quand vous avez le choix du sujet de vos dissertations ou projets, optez pour les soins infirmiers en milieu rural ou éloigné; si possible, orientez vos choix vers les soins généraux, primaires ou d’urgence (ces cadres de soins accueillent tous les types de patients, ce qui constitue une excellente préparation pour les soins en milieu rural ou éloigné). De plus, si on vous donne le choix, optez pour un stage en milieu rural ou éloigné. Faites part de vos objectifs à vos professeurs qui pourraient être à même de vous guider. Lorsque vous passez une journée en jumelage avec d’autres membres d’une équipe interdisciplinaire, vous pourriez avoir l’occasion de voir de près comment ces équipes travaillent main dans la main à l’urgence, aux soins à domicile et aux services médicaux d’urgence.

Si je désire faire mon stage dans une région rurale ou éloignée, où puis-je obtenir de l’aide pour trouver une place où habiter (par exemple, un hébergement dans une famille)?

Voici quelques façons possibles de chercher un hébergement sécuritaire. Vous pouvez communiquer avec la direction de l’unité où vous ferez votre stage, qui aura peut-être quelques contacts à vous suggérer. Vous pourriez aussi adhérer à l’Association canadienne pour les soins infirmiers en milieu rural et éloigné (ACRSE) ou consulter la page de l’association liée à la région où vous comptez aller. Enfin, songez à vous adresser aux groupes communautaires avec qui votre famille ou vous pouvez avoir des liens (Église, Légion, Rotary, etc.).

Quels conseils donneriez-vous aux étudiantes/étudiants en sciences infirmières qui font leur transition dans leur stage pratique final?

  • Reposez-vous et dormez suffisamment (c’est plus facile à dire qu’à faire, mais le manque de sommeil nuit à votre capacité de raisonner, d’apprendre et de vous rappeler des choses);
  • Apprenez le nom des membres du personnel de votre unité afin de pouvoir les saluer correctement durant votre quart de travail;
  • Quand vous avez fini vos tâches, AIDEZ LES AUTRES! Demandez aux infirmières autour de vous ce que vous pouvez faire pour LEUR rendre service – vous vous attirerez leurs bonnes grâces et elles seront plus intéressées à vous aider;
  • Demandez de l’aide quand vous en avez besoin, mais respectez le temps des autres – préparez-vous d’avance en vous documentant ou en vous faisant une idée de la façon dont vous allez aborder une situation;
  • Manifestez de l’intérêt, de l’empressement et du respect pour les idées et les conseils des infirmières et infirmiers dans le cadre clinique;
  • Ne faites rien quand vous êtes dans le doute, mais soyez disponible pour vivre le plus d’expériences possibles pendant que vous êtes encore aux études;
  • Progressez VERS l’objectif d’assumer une charge de travail COMPLÈTE (celle d’une infirmière diplômée) d’ici la fin de votre stage;
  • Tâchez de vous occuper de certains patients complexes pour apprendre à équilibrer votre charge de travail, à déléguer et prioriser des tâches au besoin et à prendre en charge des patients en état de décompensation;
  • Exercez-vous à acquérir les habiletés psychomotrices dont vous aurez besoin pour « agir les yeux fermés » quand vous travaillerez comme infirmière/infirmier diplômé – ainsi, vous perdrez moins de temps à vous demander comment accomplir les tâches de base une fois votre diplôme en poche.

Est-ce que d’autres étudiantes/étudiants en sciences infirmières ont fait part de leur déception devant l’absence de célébrations de remise de diplômes en raison de la COVID?

Premièrement, FÉLICITATIONS à l’ensemble des diplômés en sciences infirmières de 2020-2021! Nous rendons hommage à vos réalisations et nous vous accueillons au sein de notre profession diversifiée. Depuis le moment fatidique où la COVID-19 a ébranlé notre univers, les choses ont changé au-delà de tout ce que nous aurions pu imaginer. Les restrictions imposées par la santé publique ont entraîné l’annulation d’activités comme les cérémonies de remise des diplômes. Cette annonce a été particulièrement difficile pour les étudiantes/étudiants en sciences infirmières en raison de la nature pratique de leurs cours et de leurs travaux cliniques. Certaines ont assisté à des cérémonies virtuelles, d’autres en ont organisé dans leur jardin et d’autres encore n’ont pas pu fêter. Dans certains cas, des célébrations sont prévues à une date ultérieure; renseignez-vous auprès de votre école. Ces cérémonies sont importantes parce qu’elles marquent officiellement votre passage du statut d’étudiante/étudiant à celui de DIPLÔMÉE/DIPLÔMÉ! Mais vous n’avez pas besoin de votre école pour souligner l’événement – réunissez vos amis, parents ou d’autres diplômés pour créer votre propre cérémonie afin de célébrer cette réalisation à laquelle vous avez consacré tant d’efforts. Nous serons là, drapeaux à la main!

Pourquoi devrais-je poser des questions à la fin d’une entrevue d’embauche?

On vous a convoqué à une entrevue d’embauche – FÉLICITATIONS! À la fin de l’entrevue, vous devez vous attendre à vous faire demander quelque chose du genre « Quelles questions aimeriez-vous me poser maintenant? » Les employeurs veulent rarement se faire répondre : « Je n’ai rien à demander »… ils veulent savoir si vous avez sérieusement réfléchi à cet emploi, à ce qu’il représente pour vous et à vos attentes. En saisissant cette possibilité de poser des questions, vous pourrez mieux savoir ce que vos gestionnaires, l’unité et peut-être même l’établissement attendront de vous s’ils vous embauchent. Apportez avec vous vos trois questions principales – voici quelques exemples : 

• En quoi consiste l’orientation et combien de temps dure-t-elle?
• Quel est le ratio patients-infirmière à chaque quart de travail?
• Quelles possibilités de perfectionnement sont offertes aux infirmières et infirmiers?
• Comment faites-vous part de vos commentaires aux employés qui ont fait une erreur ou qui ont une occasion de s’améliorer?
• Y a-t-il un programme de mentorat à l’hôpital? Sinon, avez-vous des initiatives de mentorat en vue?

Comment rédiger un CV d’étudiante/étudiant en sciences infirmières?

Le CV servant avant tout à vous trouver un emploi, vous devez vous mettre en valeur en faisant ressortir vos compétences, vos réalisations et vos connaissances. Il s’agit d’un résumé d’une à trois pages. Avant de rédiger votre CV (ou la lettre de présentation), faites quelques recherches sur votre employeur potentiel en consultant le site web de l’établissement et en relisant l’offre d’emploi à laquelle vous répondez. Inspirez-vous des en-têtes, du libellé ou des descriptions de tâches de l’offre d’emploi pour rédiger votre lettre de présentation. Rappelez-vous que vous devez insister sur les compétences que l’employeur RECHERCHE et pas seulement sur celles qui font votre fierté. Vous pouvez demander de l’aide à la conseillère en orientation ou aux services aux étudiants de votre école, qui mettront à votre disposition des ressources utiles pour bâtir votre CV, vos lettres de présentation et votre portfolio d’emplois. Ces ressources vous permettront de mieux rédiger les documents nécessaires et de POSER votre candidature avec assurance! Le CV étant votre occasion de faire une bonne première impression, écrivez-le avec grand soin. Enfin, gardez votre CV à jour à mesure que vos compétences et vos possibilités évoluent – faites-vous un devoir d’étoffer votre CV chaque mois pendant vos études, en ajoutant des copies de travaux ou de projets que vous avez particulièrement bien réussis à un dossier qu’un employeur éventuel pourra consulter pour avoir des « exemples » de votre travail.

Comment traiter avec une instructrice clinique au caractère difficile?

Ce genre de situation peut se produire, bien que nous ne le souhaitions pas. Le premier pas consiste à parler à l’instructrice; celle-ci ayant plus de pouvoir que vous, la démarche peut être ardue et vous devriez vous faire accompagner d’une personne de confiance. Le fait d’aborder le problème de front, avec respect et objectivité, aboutit habituellement à des mesures constructives pour régler le problème. L’objectif est que tout le monde en sorte gagnant! Plus vous vous en tenez à la façon dont VOUS percevez la situation (au lieu de parler de ce que l’autre personne a FAIT), moins vous risquez de provoquer des « réactions ». Souvent, un tel dialogue est aussi une excellente occasion d’apprentissage pour l’instructrice clinique. S’il est impossible d’aborder la question directement avec cette personne, l’étape suivante consiste à demander de rencontrer la présidente/coordonnatrice/directrice/vice-doyenne du programme de sciences infirmières.

Que peuvent faire les étudiantes/étudiants en sciences infirmières pour avoir leur mot à dire dans le soin des patients?

Il importe que l’enseignante communique à l’équipe soignante les préoccupations et les recommandations de l’étudiante/étudiant à l’égard des soins centrés sur le client. L’enseignante peut servir de modèle à l’étudiante/étudiant et l’appuyer dans ses communications directes avec l’équipe soignante et lors des réunions de l’équipe interprofessionnelle qui planifie les soins et le congé du patient. De plus, il arrive souvent que la perspicacité et l’approche globale avec lesquelles les étudiantes/étudiants abordent la recherche et la planification des soins leur permettent d’informer les membres de l’équipe de problèmes ou de solutions (p. ex., découverte d’interactions médicamenteuses ou résultats cliniques anormaux) qu’eux-mêmes n’avaient pas relevés. Les étudiantes/étudiants jettent un « regard neuf » sur la situation des patients et il faut donc les écouter!

Est-ce utile pour les étudiantes/étudiants de s’organiser en tenant leurs propres « fiches de rapport » durant les stages cliniques?

Si vous ne savez pas ce qu’est une fiche de rapport, vous en trouverez un exemple illustré ci-dessous. C’est une façon pour les infirmières/infirmiers novices de planifier leur charge de travail. Vous pouvez créer votre propre modèle et le modifier à mesure que vous trouvez ce qui fonctionne pour vous.

Pouvez-vous travailler à temps plein pendant vos études en sciences infirmières?

Bien des étudiantes/étudiants n’arriveront pas à concilier un travail à temps plein avec les cours, les stages cliniques et la préparation en vue des examens. Cependant, que cela ne vous décourage pas. Vous pourriez rechercher un poste adapté à l’horaire des étudiants (p. ex., assistante de recherche, adjointe à l’enseignement).

Combien de temps durent les études infirmières?

Il y a plusieurs possibilités, avec des programmes allant de six mois à quatre ans selon le type de pratique que vous envisagez (infirmière/infirmier auxiliaire, autorisé ou psychiatrique) et les études que vous avez déjà faites.

Combien de temps durent les stages?

Le nombre d’heures requises pour réussir un stage en soins infirmiers varie selon le genre de programme et le diplôme que vous visez. Chaque stage comportant ses propres exigences, vous devez prendre connaissance des critères de votre programme – vous pouvez vous renseigner auprès de la coordonnatrice du programme ou de la directrice/doyenne ou vice-doyenne de votre établissement d’enseignement.

Les stages en soins infirmiers sont-ils rémunérés?

Dans la majorité des cas, les stages ne sont pas rémunérés parce qu’ils font partie de vos études et sont supervisés par des formatrices/formateurs et des infirmières/infirmiers. Le « but » du stage n’est pas de travailler, mais d’apprendre.

Puis-je travailler durant mon stage final?

Parfois, les étudiantes/étudiants appréhendent les quarts de travail de 12 heures et veulent en faire l’expérience d’avance. Cependant, vous devez rester apte à la pratique en évitant de vous surmener; faites donc preuve de patience et réalisez que vous vous adapterez aux exigences du travail le moment venu – d’ici là, tâchez de vous concentrer le plus possible sur l’apprentissage tant que vous êtes aux études.

À quoi ressemble l’entrevue d’embauche?

La direction vous contactera par courriel ou par téléphone pour fixer le moment de l’entrevue, laquelle peut se dérouler devant un comité ou un seul cadre. Souvent, les questions commencent par « Parlez-moi d’une occasion où… » ou « Donnez-moi un exemple de… ». Bien des intervieweurs voudront comprendre comment vous vous comporteriez dans des situations particulières, comme un conflit interpersonnel, une lourde charge de travail, la décompensation d’un patient ou une crise familiale – étant infirmière/infirmier nouvellement diplômé, vous devrez montrer que vous adopteriez un comportement « sûr ». Vos réponses doivent toujours inclure le fait de demander de l’aide, de comprendre les politiques et méthodes et de connaître votre champ de pratique à titre d’infirmière/infirmier novice.

En moyenne, combien faut-il de temps à une infirmière ou un infirmier nouvellement diplômé pour obtenir un poste?

Tout dépend des besoins de l’unité. Par exemple, combien y a-t-il d’employés occasionnels? Y a-t-il des postes à combler? Parfois, vous décrocherez un poste le lendemain de l’obtention de votre diplôme; parfois, cela prendra quelques mois. En fait, tout dépend des besoins des unités qui vous intéressent.

Pouvons-nous travailler tout de suite dans une aire spécialisée?

Cela dépend de ce que la direction est capable de prendre en charge. Dans les domaines qui exigent des cours de spécialisation, les infirmières/infirmiers nouvellement diplômés ne seront embauchés qu’au besoin, souvent en lien avec l’obtention d’un financement permettant d’assumer le coût d’un cours spécialisé. L’embauche dépend principalement du bon vouloir de la direction, de la capacité régionale et du besoin de personnel.

Quelle est la différence entre une embauche à titre d’infirmière/infirmier nouvellement diplômé et une embauche à titre provisoire?

Habituellement, on vous embauchera à titre d’infirmière/infirmier occasionnel pendant que vous détenez une autorisation provisoire (vous n’avez pas encore passé l’examen national). Vous devez payer pour obtenir cette autorisation provisoire, habituellement valide pour un an, qui vous permet de travailler comme infirmière/infirmier diplômé. Les tâches que vous aurez alors le droit d’accomplir variant selon les régions, renseignez-vous auprès de l’établissement qui vous embauche. Habituellement, c’est durant cette année que vous passez votre examen d’accréditation qui vous permet de recevoir votre autorisation permanente et de travailler à titre d’infirmière/infirmier autorisé.

Comment mon stage de dernière année m’aidera-t-il?

Les stages procurent une expérience concrète de la pratique infirmière. C’est le moment où vous pouvez poser des questions et mettre en pratique ce que vous avez appris en classe et au laboratoire auprès d’une instructrice ou d’une préceptrice. Il est très utile de faire ce stage dans le domaine dans lequel vous voulez orienter votre carrière professionnelle.

Devrais-je choisir un placement final dans un domaine de spécialisation ou un endroit où mon embauche sera assurée?

Il pourrait être tentant d’obtenir une expérience de plus pendant que vous continuez d’apprendre, et tout aussi tentant de saisir l’occasion de travailler dans un domaine que vous pourriez ne pas revoir pendant un certain temps (p. ex., urgence, soins intensifs, pratique infirmière en milieu éloigné). Cependant, il serait plus sage de consacrer le temps précédant immédiatement votre entrée sur le marché du travail à vous adapter aux tâches que vous assumerez dès l’obtention de votre diplôme. Ainsi, vous apprendrez à connaître le genre de patients et le personnel avec qui vous allez travailler et vous vous familiariserez avec le milieu de travail (QUI, QUOI, OÙ) – ceci facilitera grandement votre transition.

Avez-vous une question?

Aimeriez-vous ajouter des renseignements à une question?

Préparer l’avenir des soins infirmiers reconnaît que les infirmières et infirmiers du pays vivent et travaillent sur les terres de nos ancêtres autochtones et nous nous joignons à nos membres pour exprimer notre gratitude pour ce privilège.
linkedin facebook pinterest youtube rss twitter instagram facebook-blank rss-blank linkedin-blank pinterest youtube twitter instagram