Selon le poste que vous obtenez, vous pouvez avoir un horaire à temps plein ou à temps partiel. On distingue également les postes permanents, temporaires et occasionnels. Tous ces types d’emploi ont leurs avantages, selon votre situation.
Le professionnalisme infirmier est une notion complexe. Souvent identifié au respect de normes, d’un code de conduite ou de compétences qui caractérisent les « meilleures » pratiques (fondées sur des données probantes) dans un domaine d’activité, le professionnalisme se rapporte aussi au comportement adopté dans l’application des compétences et des connaissances. Le professionnalisme signifie que vous comprenez votre rôle de soignant ou de membre d’une équipe interprofessionnelle de soins de santé et que vous réalisez l’influence de vos gestes sur l’expérience vécue par les patients et par vos collègues.
Le fait de poursuivre vos études pour passer du statut d’infirmière/infirmier auxiliaire à celui d’infirmière/infirmier autorisé est une décision très personnelle. La majorité des infirmières/infirmiers auxiliaires qui accomplissent cette démarche constatent que l’expérience qu’ils ont acquise rend la transition plus facile. Plusieurs écoles de sciences infirmières reconnaissent les études et les compétences des infirmières/infirmiers auxiliaires. En général, il faut près de deux ans d’études pour passer d’une profession à l’autre. Une fois que vous aurez réussi l’examen NCLEX-RN, le principal changement que vous noterez résidera dans l’ampleur de vos responsabilités et la nature des attentes à votre égard (on vous confiera des patients au dossier plus complexe et des compétences de pratique avancée s’ajouteront à votre portefeuille de compétences).
L’une des premières choses à faire pourrait être de réfléchir à vos propres pratiques de soins. Comment manifestez-vous de la sollicitude? Comme nous l’avons mentionné, les hommes ont souvent des façons différentes de montrer qu’ils se soucient des autres. Vous pourriez donc commencer par un peu d’introspection pour comprendre comment vous exprimez de l’empathie.
La communication est un excellent outil d’éducation et de transparence. Elle aide à créer un lien de confiance et à favoriser la collaboration, tout en développant une compréhension qui contribue à dissiper les préjugés préexistants. Que ce soit avec des patients, des collègues ou d’autres groupes de personnes, le fait d’aborder chaque situation avec ouverture d’esprit et d’être prêt à dialoguer est l’une des meilleures façons de promouvoir la visibilité, la diversité des genres et un discours qui encourage l’ensemble des infirmières et infirmiers.
La discrimination et les préjugés fondés sur le genre, le manque de références à la présence masculine dans l’histoire des soins infirmiers, et même l’isolement, pour n’en citer que quelques-uns. Les recherches indiquent que les raisons d’opter pour la profession infirmière sont sensiblement les mêmes chez les hommes et les femmes : le désir de changer les choses et l’occasion de prendre soin des autres.
Reconnaissez et comprenez les défis que doivent relever les hommes dans une profession à prédominance féminine. Abordez les facteurs qui sont source d’inégalité pour les hommes dans notre milieu de travail. Il n’y a pas de recette magique. Il importe de vous familiariser avec la façon dont les hommes font preuve de bienveillance dans la prestation des soins – en effet, sans être « moins » attentionnés, les infirmiers manifestent parfois leur bienveillance envers les patients d’une autre façon que leurs collègues féminines. En définitive, la profession infirmière BÉNÉFICIE de la diversité des personnes qui l’exercent – parlez aux hommes avec qui vous travaillez pour connaître leur opinion quant à l’expérience qu’ils vivent dans la profession!
Prenez d’abord conscience de vos partis pris. Tout le monde en a, il s’agit de les identifier. Demandez-vous quels préjugés vous pouvez entretenir envers les populations autochtones avec lesquelles vous interagissez. Comment ces préjugés ont-ils influencé votre pratique? Pourquoi avez-vous de tels préjugés? Prenez le temps de faire des recherches et de poser des questions aux Autochtones qui vous entourent; laissez leurs réflexions, leurs expériences et leurs pratiques de santé façonner et guider votre approche holistique.
Commencez par connaître le territoire où vous avez la chance de travailler et de vivre et par reconnaître les peuples qui en sont dépositaires. Faites des recherches sur les bandes et réserves locales et écoutez les témoignages des membres des communautés autochtones puisque ces derniers sont les mieux placés pour parler de leurs expériences.
Lectures recommandées :
DiAngelo, Robin, 2018. White Fragility: Why It’s So Hard for White People to Talk About Racism: https://www.robindiangelo.com
Voir l’entrevue avec Robin DiAngelo à https://nursingthefuture.ca/book-club/
In Plain Sight: Addressing Indigenous-specific Racism and Discrimination in BC Healthcare
https://nursingthefuture.ca/wp-content/uploads/2021/05/In-Plain-Sight-Summary-Report.pdf
Madeleine Dion Stout, Evelyn Voyageur, Alice Reid, Lea Bill, Rose Martial. Mâmawoh Kamâtowin. Coming together to help each other in wellness: Honouring Indigenous Nursing
Knowledge. International Journal of Indigenous Health, Volume 11, Numéro 1. DOI: 10.18357/ijih111201615024
Kennedy, Andrea; Bourque, Danielle H.; Bourque, Domonique E.; Cardinal, Samantha; and Bourque Bearskin, R. Lisa (2021) Reconciling Taking the "Indian" out of the Nurse. Quality Advancement in Nursing Education - Avancées en formation infirmière: Volume 7, Numéro 1, Article 6. DOI: https://doi.org/10.17483/2368-6669.1276
Il n’existe pas de tel organisme à l’échelle nationale, mais il est possible de bénéficier d’une entraide et d’un soutien communautaire. Dans toutes les provinces, des organisations professionnelles offrent un soutien de terrain aux infirmières et infirmiers de couleur.
Par exemple, il y a une association des infirmières et infirmiers philippins au Manitoba, ainsi qu’une association des infirmières et infirmiers sino-canadiens en Ontario qui travaille pour mettre fin au classisme et au racisme antichinois. Au sein de l’Association des infirmières et infirmiers de l’Ontario, un groupe de travail offre des ressources éducatives et une plateforme de réseautage communautaire aux infirmières et infirmiers noirs. À l’échelle nationale, l’Association des infirmières et infirmiers autochtones du Canada œuvre à l’amélioration de la santé autochtone en appuyant les infirmières et infirmiers autochtones.
Par nos conversations contre le racisme et le travail de sensibilisation mené par d’innombrables infirmières et infirmiers partout au pays, nous espérons parvenir à un accès plus équitable à ces organismes en rendant leurs ressources plus accessibles.
Les infirmières et infirmiers sont protégés par la Loi canadienne sur les droits de la personne (la Loi). La Loi définit le harcèlement comme « tout comportement inopportun et offensant d’une personne envers une autre personne en milieu de travail ». Les comportements offensants comprennent les actes, propos et exhibitions discriminatoires. Ainsi, le fait qu’un patient/client tienne des propos à caractère racial envers une infirmière ou un infirmier constitue du harcèlement.
La Loi précise que le comportement doit être répétitif pour constituer du harcèlement. Autrement dit, le patient/client doit tenir des propos à caractère racial plus d’une fois. Si vous avez demandé à un patient/client de ne PAS tenir de propos à caractère racial et qu’il continue de le faire, vous avez le droit de refuser de vous en occuper. Ceci dit, un acte unique de racisme peut constituer du harcèlement s’il est assez grave pour avoir des effets importants et durables sur l’infirmière ou l’infirmier.
En plus de la Loi, les infirmières et infirmiers du Canada bénéficient de la protection du Règlement sur la prévention du harcèlement et de la violence dans le lieu de travail, qui précise ce qu’est un « lieu de travail », ce que sont les actes de harcèlement et en quoi consiste l’obligation de l’employeur de s’assurer que le lieu de travail est psychologiquement sécuritaire.
Si un patient tient des propos à caractère racial, la première étape consiste à vous adresser à votre infirmière surveillante/infirmier surveillant pour discuter de la possibilité que cette personne soit confiée à quelqu’un d’autre. Vous pouvez également communiquer avec votre syndicat et votre organisme de réglementation.
Références:
Loi canadienne sur les droits de la personne
S’agit-il de harcèlement? Outil au service des employés
Règlement sur la prévention du harcèlement et de la violence dans le lieu de travail
La majorité des infirmières et infirmiers nouvellement diplômés commencent à ressentir le choc de la transition une fois terminée la période d’orientation et de stage surnuméraire, quand la routine quotidienne s’installe.
Voici quelques signes courants auxquels il faut faire attention :

L’expression « LES INFIRMIÈRES MANGENT LEURS PETITS » s’utilise couramment pour caractériser certaines interactions entre les infirmières chevronnées et novices. Il est intéressant de noter que pratiquement toutes les infirmières connaissent ce dicton. Ceci démontre que dans une certaine mesure, l’intimidation et le harcèlement ont été normalisés. La situation varie selon les unités et les groupes de pratique. La culture infirmière EST en train de changer, mais il y aura des défis à relever dans tous les milieux de travail – ce n’est pas simple de réunir des gens très différents les uns des autres de par leurs expériences, leurs mécanismes de défense, leurs problèmes personnels et leur personnalité. Si vous êtes victime d’intimidation ou de harcèlement, parlez-en à quelqu’un. La personne qui pose ces gestes n’en est pas nécessairement consciente et vous pourriez même l’aider en lui faisant savoir que son comportement vous gêne. Ensemble, nous pouvons changer les choses pour faire en sorte que « LES INFIRMIÈRES SOUTIENNENT LEURS PETITS! ».
Tâchez simplement de vous ancrer dans les objectifs fondamentaux des infirmières/infirmiers nouvellement diplômés, ce qui favorisera la persévérance.

On bâtit l’avenir en donnant un motif d’ESPOIR à la prochaine génération!
Références
Christensen S., Wilson B., & Edelman L. (2018). Can I relate? A review and guide for nurse managers in leading generations. Journal of Nursing Management. 26(6), 689-695. doi: 10.1111/jonm.12601.
Duchscher, J., & Cowin, L. (2004). Multigenerational nurses in the workplace. Journal of nursing Administration, 34(11), 493-501. doi: 10.1097/00005110-200411000-00005

