In March of 2020, the landscape of healthcare was drastically altered by the global COVID-19 pandemic. With this change came a dramatic surge in intensity, uncertainty and instability within both the culture and context of nursing practice. Prior to this event, studies had identified serious issues related to the work experience of newly graduated nurses (NGN) in this country. Reports suggest that we are at risk of losing 31% to 65% of our NGNs within the first two years of entering professional practice, with recent evidence claiming that 67% of those new nurses experience extreme levels of burnout and express a desire to leave the profession altogether. The cost to employers replacing lost registered nurses averages approximately $60,000 (a minimalist projection) per nurse, with an even greater cost in increased patient mortality rates resulting from near-miss or actual care errors that many attribute to burnout and/or a lack of professional support. The challenges facing NGNs stem primarily from: 1) horizontal aggression amongst nursing staff, 2) the reduced professional self-concept and self-confidence of the NGN, 3) hospitals struggling to maintain staffing levels commensurate with rising patient acuity and workload levels, 4) inappropriate utilization of nursing knowledge, clinical judgement and decision-making ability, 5) misappropriation and underutilization of nursing roles and scopes of practice, 6) a workplace culture that is burdened by negative and subversive attitudes about nursing, 7) graduates that feel inadequately prepared to deal with the realities of practice, and 8) a perception by NGNs of a lack of support for their transition experience. 

The current global crisis has intensified and destabilized the context within which our newest practitioners are transitioning from school to work. The tremendous tension resulting from this rapid and dramatic shift in need and expectation is overwhelming many workplaces and placing unprecedented pressure on frontline practitioners. It is into this climate that we anticipate an expedited influx of new professionals in attempts to provide much needed respite for an exhausted nursing workforce. The practicing nurses upon which the NGNs depend for collegial support and clinical knowledge transfer are stressed and excessively burdened by heightened workplace expectations and the daily witnessing of trauma both professionally and in their own personal lives. It is fair to assume that these stressors will compound the historical challenges for NGNs transitioning into practice. Now more than ever, the sustainability of quality healthcare and nursing practice in Canada depends upon our ability to optimize work environments and empower our newest professionals to deliver a high standard of care to individuals and communities at increasingly vulnerable times in their lives. Not acting on this issue may have significant consequences for our nursing capacity moving forward.

Canada is recognized globally as a leader of innovative healthcare initiatives. The creation, implementation and evaluation of a national transition-support program is the gateway to the capacity of our provinces and territories to recruit, retain, and rejuvenate their healthcare workforces. We have an opportunity now to wrap our arms around the cohort of nurses graduating from all nursing programs during the COVID-19 year and put structures in place to support their successful transition into practice and retain them in the profession; this current tragedy has the potential to be a catalyst for positive change in our healthcare community. 

Nursing The Future is a web-based program that will serve as: a support network for NGNs moving into professional practice; a knowledge-generating and initiative-sharing platform for healthcare educators and employers; and a source of information that can assist in our understanding of practice patterns and workplace issues being experienced by nurses. Creating this network in close consultation with NGNs and healthcare practice partners (e.g., provincial, territorial and national healthcare regions, educational institutions, ministries of health, professional organizations and unions) will harness the creativity, ingenuity and commitment to excellence that exists throughout our national nursing community. The comprehensive array of support strategies planned will support NGNs with their social integration into the workplace, assist with their practical and theoretical application of knowledge, unite them with senior nursing mentors, and offer leadership opportunities for nurses nationally. The outcome of an improvement in workplace culture and the fostering of a collaborative ethos amongst our nursing family will be the optimization of decision-making in practice, an increase in the quality of the clinical judgements that are the cornerstone of excellent care, and a workplace that welcomes and unifies its practitioners. It is anticipated that these actions will influence both the NGNs’ and their senior colleagues’ work satisfaction and enhance the health outcomes of our citizens.

Welcome to the future of nursing!

Parlons transition 

En mars 2020, la pandémie de COVID-19 a modifié radicalement le paysage des soins de santé. Ce changement a attisé l’intensité, l’incertitude et l’instabilité au niveau de la culture et du contexte de la pratique infirmière. Avant même cette perturbation, des études avaient mis au jour de graves problèmes sur le plan de l’expérience de travail des infirmières et infirmiers nouvellement diplômés (IND) au pays. Des rapports indiquent que nous risquons de perdre de 31 % à 65 % des IND au cours des deux premières années suivant leur arrivée dans la pratique professionnelle; selon des données récentes, 67 % de ces infirmières et infirmiers connaissent des niveaux extrêmes d’épuisement et manifestent le désir de quitter la profession. Or, en moyenne, il en coûte environ 60 000 $ (au bas mot) à un employeur pour remplacer une infirmière autorisée; à cela s’ajoute l’augmentation des taux de mortalité des patients résultant des erreurs de soins, sans parler des accidents évités de justesse, que d’aucuns attribuent à l’épuisement ou à l’absence de soutien professionnel. Les difficultés vécues par les IND découlent principalement des raisons suivantes : 1) agressivité horizontale au sein du personnel infirmier, 2) détérioration de l’image de soi professionnelle et de la confiance en soi des IND, 3) hôpitaux peinant à maintenir un effectif suffisant pour répondre à l’augmentation de la gravité des cas et de la charge de travail, 4) utilisation inappropriée des connaissances, du jugement clinique et de la capacité décisionnelle du personnel infirmier, 5) mésusage et sous-utilisation du rôle et du champ de pratique du personnel infirmier, 6) culture de travail plombée par des attitudes négatives et déstabilisatrices à l’égard des soins infirmiers, 7) IND insuffisamment préparés à affronter les réalités de la pratique professionnelle et 8) absence de soutien perçue de la transition des IND. 

Actuellement, nos nouveaux praticiens font la transition de l’école au travail dans un contexte exacerbé et déstabilisé par la crise mondiale que nous vivons. L’intensification rapide et spectaculaire des besoins et des attentes crée une énorme tension qui désempare souvent les milieux de travail et soumet les praticiens de première ligne à une pression inédite. C’est dans ce climat que l’on accélère l’arrivée de nouveaux professionnels pour donner un répit bien mérité à une main-d’œuvre infirmière épuisée. Les infirmières et infirmiers chevronnés censés soutenir les IND et leur transmettre leurs connaissances cliniques sont stressés et doivent composer avec des attentes de plus en plus pressantes, au milieu de situations traumatisantes dans leur vie professionnelle et personnelle. On peut présumer que ces facteurs de stress amplifieront les difficultés déjà éprouvées par les IND qui font la transition vers la pratique professionnelle. Au pays, la durabilité de soins de santé et d’une pratique infirmière de qualité dépend plus que jamais de notre capacité d’optimiser les milieux de travail et d’habiliter les nouveaux professionnels à dispenser un haut niveau de soins à des personnes et communautés de plus en plus à risque. L’inaction à cet égard pourrait avoir de lourdes conséquences sur nos capacités infirmières futures. 

Le Canada est mondialement reconnu pour ses initiatives innovatrices en matière de soins de santé. Afin que nos provinces et territoires puissent recruter, retenir et renouveler leur effectif infirmier, nous devons créer, mettre en œuvre et évaluer un programme de soutien national des IND. Nous avons l’occasion d’épauler la cohorte d’infirmières et infirmiers qui obtiennent leur diplôme durant l’année de la COVID-19 en mettant en place des structures qui soutiendront leur transition fructueuse vers le milieu de travail, puis les retiendront au sein de la profession; le drame que nous vivons peut ainsi être un catalyseur de changements positifs dans la communauté des soins de santé. 

Préparer l’avenir des soins infirmiers est une plateforme web qui sera un réseau de soutien pour les IND en transition vers la pratique professionnelle, un moyen d’acquérir des connaissances et de partager des initiatives pour les éducateurs et les employeurs du secteur de la santé, et une source de renseignements pouvant nous aider à comprendre les modes de pratique et les problèmes de travail des infirmières et infirmiers. La création de ce réseau en étroite collaboration avec des IND et des partenaires du secteur de la santé (p. ex., autorités de santé provinciales, territoriales et nationales, établissements d’enseignement, ministères de la Santé, organisations professionnelles et syndicats) mobilisera la créativité, l’ingéniosité et le souci d’excellence qui caractérisent notre communauté des soins infirmiers. Cet éventail complet de stratégies de soutien planifiées soutiendra l’intégration sociale des IND dans le milieu de travail, les aidera dans l’application pratique et théorique de leurs connaissances, les reliera à des mentors et offrira des possibilités de leadership aux infirmières et infirmiers à l’échelle du pays. L’amélioration de la culture de travail et la promotion d’un esprit de collaboration au sein de la famille infirmière se traduiront par l’optimisation du processus décisionnel dans la pratique, par l’amélioration de la qualité des jugements cliniques qui sont la pierre angulaire de l’excellence des soins, et par un milieu de travail accueillant et rassembleur pour tous les praticiens. Il faut s’attendre à ce que ces mesures augmentent la satisfaction au travail des IND et de leurs collègues chevronnés et entraînent de meilleurs résultats pour la santé de nos concitoyens.

Bienvenue dans l’avenir des soins infirmiers!

PASI reconnaît que les infirmières et infirmiers du pays vivent et travaillent sur les terres de nos ancêtres autochtones et nous nous joignons à nos membres pour exprimer notre gratitude pour ce privilège.