Dr. Noelleen Kiprillis  (She/Her) RN, MACN, MN, PhD

Adult Learning and Teaching

Aged & Acute Medicine

Maroondah Hospital

Eastern Health, Australia

Registered nurses are seen as one of the most trusted professions. We are seen as smart, educated, caring health professionals.  We are also storytellers.  So today I’m going to tell you a story; someone’s else’s story. 

This is a story about a newly licensed nurse, Grace, who has just started working at a hospital. It’s her first job out of university as a Registered Nurse. As much as there are many nice people for Grace to work with, there is one person who is really unpleasant. She is a registered nurse like Grace and is meant to be her primary support. She is quite mean to Grace all the time; she makes her feel stupid. Her body language is negative, there’s a lot of eye rolling, ignoring and nasty rude comments. Mostly this is done in private so no one else can see it. Grace feels like she is going crazy as she can’t understand why this person is being so horrible to her.  This all started on day two of them working together but unlike Grace, with the other newly licensed nurses, this person is really quite nice.

Graces starts dreading being at work and when she is working with this ‘support’ person, she feels clumsy, and she makes a lot of mistakes. On quite a few occasions Grace would cry in the car on the way home. After weeks of silent suffering, one day a friend of Graces said to her:  “I think your preceptor is picking on you, and I’ve noticed it. I didn't say anything as I thought you were okay with it“.

My PhD investigated the prevalence and experience of horizontal violence in newly qualified nurses during their first year of practice.  For part of my PhD, I interviewed newly licensed nurses asking them to tell me about their experiences of transition. Horizontal violence is when someone in your ‘peer’ group is harmful, aggressive, or hostile towards you or a group of coworkers.  Sometimes horizontal violence has been linked with workplace bullying. There is a lot of evidence that horizontal violence is not a good thing in any workplace but new nurses are not always sure of whether it’s occurring or aware of it’s impact.  What we do know is that it occurs; too often and with too much regularity in our ‘caring’ profession.  What is does NOT look like is when new nurses are treated with support, respect, kindness and welcomed into the workplace.

As for Grace, having someone say something to her escalated a series of events which led to an end to the horizontal violence. Her situation changed. Sadly, for so many others this is not the case.  For others they just hang tough while they wait out their first year of employment, put up with the horizontal violence and then quietly move to a different practice area, or leave the institution or the profession all together.  The alarming thought is that the staff committing these assaults of horizontal violence are known to the ward, the manager and many of the other staff. 

How newly licensed nurses cope with this experience varies. Sometimes they tell a good friend, sometimes they seek out counseling, and nearly all of them discuss the situation with their family or their peers. Others are more subtle,reducing their work hours, taking sick leave or detaching while at work. My research indicated that we need to better support our new nurses in their first year of practice to reduce these experiences of horizontal violence.  Just remember to be kind to new nurses, and maybe just be kind to all of your nursing colleagues. 

Noelleen Kiprillis (elle) IA, MACN, M.Sc.Inf., Ph.D.

Formation et enseignement aux adultes

Soins aux aînés et soins aigus

Hôpital Maroondah

Eastern Health, Australie

La profession infirmière est l’une de celles qui inspirent le plus confiance. On nous associe à l’intelligence, au savoir et à l’empathie dans le domaine de la santé. On nous connaît aussi pour nos talents de conteuses. C’est ainsi que je vais vous conter l’histoire de quelqu’un d’autre. 

C’est l’histoire d’une infirmière novice, Grace, qui vient tout juste de commencer à travailler à l’hôpital. C’est son premier emploi d’infirmière depuis qu’elle a terminé l’université. Ses collègues sont très aimables, à l’exception d’une personne qui est vraiment désagréable. Il s’agit d’une infirmière chargée d’être le principal soutien de Grace. Elle est constamment mesquine envers Grace et la fait sentir idiote. Son langage corporel est négatif, elle lève les yeux au ciel, ignore Grace et lui fait des remarques désobligeantes. Cela survient surtout en privé, sans témoins. Grace ne sait plus à quel saint se vouer parce qu’elle ne comprend pas pourquoi cette personne est si méchante avec elle. Cela a débuté le lendemain du jour où elles ont fait équipe. Pourtant, cette personne est très aimable avec les autres infirmières nouvellement diplômées.

Grace commence à redouter d’aller travailler et lorsqu’elle travaille avec cette personne censée la soutenir, elle se sent maladroite et fait beaucoup d’erreurs. Souvent, elle éclate en sanglots dans la voiture en rentrant chez elle. Après des semaines à souffrir en silence, Grace se fait dire par une amie : « J’ai l’impression que ta préceptrice t’a prise en grippe. Je n’ai rien dit parce que je pensais que ça ne te dérangeait pas outre mesure. »

Ma thèse de doctorat a porté sur la prévalence de la violence horizontale dont les infirmières et infirmiers novices font l’expérience durant leur première année de pratique. Dans le cadre de cette recherche, j’ai interrogé des infirmières et infirmiers nouvellement diplômés à propos de leur expérience de transition. On parle de violence horizontale quand un membre de votre groupe de « pairs » se montre toxique, agressif ou hostile envers vous ou un groupe de collègues. Parfois, la violence horizontale est liée à l’intimidation au travail. Cette forme de violence est nocive dans tous les milieux de travail, mais les infirmières et infirmiers novices ne savent pas toujours la reconnaître ou ne réalisent pas son impact. Ce qui est certain, c’est que ce phénomène se produit trop souvent et avec trop de régularité au sein de notre profession « empathique ». Cette violence ne survient PAS quand les infirmières et infirmiers novices sont soutenus, traités avec respect et bienveillance et bien accueillis dans leur milieu de travail.

Dans le cas de Grace, le fait que quelqu’un lui ait parlé a enclenché une série d’événements qui ont mis fin à la violence horizontale. Sa situation a changé. Hélas, ce n’est pas le cas de bien d’autres personnes, qui ont enduré une telle violence pendant leur première année de travail, pour ensuite changer de domaine de pratique ou quitter l’établissement ou même la profession. Le plus grave est que les personnes qui s’adonnent à la violence horizontale sont connues du service, de la direction et de bien d’autres membres du personnel. 

Les infirmières et infirmiers novices ne réagissent pas tous de la même façon à cette expérience. Il leur arrive parfois d’en parler à un ami ou de demander conseil et presque toujours d’aborder la situation avec leurs proches ou leurs collègues. D’autres y vont plus discrètement, en réduisant leurs heures de travail, en prenant un congé de maladie ou en se dissociant de leur travail. Mes recherches indiquent que nous devons mieux soutenir les infirmières et infirmiers durant leur première année de pratique pour réduire ces expériences de violence horizontale. Il suffit de ne pas oublier d’être aimable avec les infirmières et infirmiers novices, et pourquoi pas avec l’ensemble de vos collègues.

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