Le mentorat en sciences infirmières :

Depuis que je participe à la mise en place de programmes de mentorat, j'ai à l'esprit des termes comme orientation, soutien, confiance, nouvelles amitiés, socialisation professionnelle, réussite des études, acquisition de compétences, leadership, rétention du personnel infirmier et bien d'autres.

Tout a commencé en 2014, lorque nous avons entrepris de veiller au soutien et à l'accueil des étudiantes/étudiants en première année d'un programme professionnel. De là sont issues de nombreuses initiatives visant à assurer leur réussite, non seulement pendant leurs études, mais aussi en tant que cliniciennes/cliniciens et membres du corps professoral en sciences infirmières.

L'évolution et la croissance des soins infirmiers reposent sur la solidité de nos réseaux de mentorat. Année après année, notre profession est la plus respectée de toutes. Nous devons faire en sorte qu'elle soit non seulement respectable, mais aussi plus forte et plus valorisée dans la société. 

Que se passe-t-il lorsque vous arrivez à l'université dans un programme professionnel?

Le Programme de pairs aidants existe pour encourager l'établissement de liens entre les étudiantes/étudiants des premières et des denières années à l'École des sciences infirmières Ingram. Il leur procure une plateforme qui facilite l'accueil des novices et leur intégration au sein de l'école afin d'aplanir leur transition vers un programme universitaire professionnel. Nous formons des duos et nous organisons des ateliers sur divers thèmes selon les besoins des étudiantes/étudiants, comme des ateliers de français et des ateliers de techniques de survie en contexte clinique. Sans compter nos fêtes gourmandes (avant la COVID, bien sûr)!

Mentors : Étudiantes/étudiants des dernières années qui acceptent de guider et de soutenir une étudiante/un étudiant des premières années.

Mentorées/mentorés : Étudiantes/étudiants des premières années qui arrivent à l'École des sciences infirmières Ingram (ou y sont déjà) et qui ont des questions ou des préoccupations ou qui estiment utile d'avoir un mentor. Même les étudiantes/étudiants de deuxième, troisième et quatrième année peuvent avoir recours à un mentor. 

De même, les finissantes/finissants peuvent bénéficier du mentorat d'autres cliniciennes/cliniciens ou de membres du corps professoral, dans le cadre du programme des Fellows Nightingale et du mentorat professeur-étudiant(mis en place en raison de la pandémie de COVID-19), pour continuer de profiter d'un soutien adéquat en début de carrière. La COVID a entraîné la création d'un autre programme de mentorat, le groupe de soutien de résilience pour les cliniciennes/cliniciens diplômés et leurs collègues. Nous ouvrons ce groupe à l'ensemble des infirmières/infirmiers qui ont besoin de soutien, parce que nous croyons à la "force du nombre" quand vient le temps de former une communauté qui soit à l'écoute de nos difficultés et qui nous aide à nous doter de stratégies d'adaptation. L'objectif ultime est de créer un environnement résilient qui améliore le moral et le bien-être des infirmières et infirmiers d'aujourd'hui et de demain. 

Comment les membres du corps professoral des universités canadiennes peuvent-ils se soutenir mutuellement dans le renforcement de la résilience de la profession infirmière?

Le groupe d'intérêt du Programme de pairs aidants réunit des membres du corps professoral de l'Université McGill, de l'Université Northern British Columbia et de l'Université Mount Royal. Il a été créé l'été dernier pour se pencher sur des enjeux communs du système de santé qui touchent nos étudiantes/étudiants et explorer la mise en œuvre de stratégies d'adaptation susceptibles de profiter à tout le monde. La COVID- 19 a fait naître de multiples sources de stress, mais elle nous a rappelé l'importance d'intégrer la technologie à notre pratique, non seulement pour accroître la sécurité des patients, mais aussi pour renforcer la communauté infirmière à l'échelle nationale et internationale.

Un proverbe africain dit qu'il faut un village pour élever un enfant. Dans cet esprit, il importe que la communauté infirmière encourage les interactions nourricières entre ses membres qui étudient, qui soignent et qui enseignent, afin que nous puissions vivre et grandir dans un environnement sûr et sain. 

Pour toute question ou observation, veuillez m'écrire à lia.sanzone@mcgill.ca.

Mentorship and Nursing:

Since I have been involved in the development of several  mentorship programs, words such as : guidance, support, confidence, new friendships, professional socialization,  success in academics and in skills, leadership, nursing retention and many others come to mind.

What started off as: “Let’s make sure our  students in their first year of studies in a professional program feel supported and welcomed” back in 2014, has multiplied  into numerous initiations to ensure their success, not only as students, but as new nurse clinicians and as nursing faculty.

Our nursing  evolution and growth is based on the strength of our mentorship networks. As the most respected profession over the years, we must make it not only respectable but stronger and  valued in our society. 

What happens when you are  transitioning to  university in a professional program ?

The Nursing Peer Mentorship Program (NPMP) , is there to  encourage liaisons between junior-yeared and senior-yeared students within the Ingram School of Nursing. It provides a platform for them to meet with the goal of helping new students feel welcomed and incorporated in the school, helping their transition into a university-based professional program. Dyads are matched and workshops are organized based on  various themes based on the students’ needs. Some of these workshops include ongoing French language workshops as well as Clinical Survival Skills Workshops. And we can’t forget our food-filled NPMP celebrations (pre-COVID that is) ! 

Mentors: Are senior-yeared McGill students who are  willing to act as a guide and support to a junior-yeared student.

Mentees: Are junior-yeared students who may (or may not be) new to the Ingram School of Nursing. Someone with questions, concerns and/or feel they would benefit from having a mentor. Anyone can sign up as a mentee (including second- third-and fourth year students, not just incoming students). 

Graduating students , even have the opportunity to sign up and be mentored with other nurse clinicians or faculty from the program, through the Nightingale Fellows Program and the Faculty-Student Mentorship (which came about due to the COVID-19 pandemic), ensuring students  remain well supported at the beginning of their nursing careers. Because of COVID, another mentorship program was established: Resilience Support Group for Graduated Clinicians and their Co-Workers. The group was extended to all nurses who were in need of support as we truly believe in “strength in numbers” when it comes to a community willing to listen to our challenges and help develop different coping strategies. The overall goal is to create a resilient environment that can further uplift our current and future nurses’ morals and well-beings in a positive way. 

Ultimately, how can we as faculty in Canadian Universities  support one another in the development of a stronger more resilient workforce and nursing profession?

The NPMP Interest Group is composed of faculty from McGill University, University of Northern British Columbia and Mount Royal University. This summer,  an interest group  was initiated to look at common issues in the healthcare system that affect our nursing students  and tried to explore possible coping strategies that can be  put into place to benefit everyone. COVID- 19 has placed multiple stressors on many of us, however it has definitely reminded us of the importance of using technology in our practice to not only increase patient safety, but ultimately make us stronger both Nationally and Internationally as a Nursing Community.

The  African  proverb of  "it takes a village to raise a child, "  highlights the importance of having our entire  nursing community interact in nourishing ways with  students, new graduates, clinicians and faculty to  not only experience but ultimately grow in safe and healthy environments.

Should you have any comments or questions please email me at lia.sanzone@mcgill.ca.

Le mentorat en sciences infirmières :

Depuis que je participe à la mise en place de programmes de mentorat, j'ai à l'esprit des termes comme orientation, soutien, confiance, nouvelles amitiés, socialisation professionnelle, réussite des études, acquisition de compétences, leadership, rétention du personnel infirmier et bien d'autres.

Tout a commencé en 2014, lorque nous avons entrepris de veiller au soutien et à l'accueil des étudiantes/étudiants en première année d'un programme professionnel. De là sont issues de nombreuses initiatives visant à assurer leur réussite, non seulement pendant leurs études, mais aussi en tant que cliniciennes/cliniciens et membres du corps professoral en sciences infirmières.

L'évolution et la croissance des soins infirmiers reposent sur la solidité de nos réseaux de mentorat. Année après année, notre profession est la plus respectée de toutes. Nous devons faire en sorte qu'elle soit non seulement respectable, mais aussi plus forte et plus valorisée dans la société. 

Que se passe-t-il lorsque vous arrivez à l'université dans un programme professionnel?

Le Programme de pairs aidants existe pour encourager l'établissement de liens entre les étudiantes/étudiants des premières et des denières années à l'École des sciences infirmières Ingram. Il leur procure une plateforme qui facilite l'accueil des novices et leur intégration au sein de l'école afin d'aplanir leur transition vers un programme universitaire professionnel. Nous formons des duos et nous organisons des ateliers sur divers thèmes selon les besoins des étudiantes/étudiants, comme des ateliers de français et des ateliers de techniques de survie en contexte clinique. Sans compter nos fêtes gourmandes (avant la COVID, bien sûr)!

Mentors : Étudiantes/étudiants des dernières années qui acceptent de guider et de soutenir une étudiante/un étudiant des premières années.

Mentorées/mentorés : Étudiantes/étudiants des premières années qui arrivent à l'École des sciences infirmières Ingram (ou y sont déjà) et qui ont des questions ou des préoccupations ou qui estiment utile d'avoir un mentor. Même les étudiantes/étudiants de deuxième, troisième et quatrième année peuvent avoir recours à un mentor. 

De même, les finissantes/finissants peuvent bénéficier du mentorat d'autres cliniciennes/cliniciens ou de membres du corps professoral, dans le cadre du programme des Fellows Nightingale et du mentorat professeur-étudiant(mis en place en raison de la pandémie de COVID-19), pour continuer de profiter d'un soutien adéquat en début de carrière. La COVID a entraîné la création d'un autre programme de mentorat, le groupe de soutien de résilience pour les cliniciennes/cliniciens diplômés et leurs collègues. Nous ouvrons ce groupe à l'ensemble des infirmières/infirmiers qui ont besoin de soutien, parce que nous croyons à la "force du nombre" quand vient le temps de former une communauté qui soit à l'écoute de nos difficultés et qui nous aide à nous doter de stratégies d'adaptation. L'objectif ultime est de créer un environnement résilient qui améliore le moral et le bien-être des infirmières et infirmiers d'aujourd'hui et de demain. 

Comment les membres du corps professoral des universités canadiennes peuvent-ils se soutenir mutuellement dans le renforcement de la résilience de la profession infirmière?

Le groupe d'intérêt du Programme de pairs aidants réunit des membres du corps professoral de l'Université McGill, de l'Université Northern British Columbia et de l'Université Mount Royal. Il a été créé l'été dernier pour se pencher sur des enjeux communs du système de santé qui touchent nos étudiantes/étudiants et explorer la mise en œuvre de stratégies d'adaptation susceptibles de profiter à tout le monde. La COVID- 19 a fait naître de multiples sources de stress, mais elle nous a rappelé l'importance d'intégrer la technologie à notre pratique, non seulement pour accroître la sécurité des patients, mais aussi pour renforcer la communauté infirmière à l'échelle nationale et internationale.

Un proverbe africain dit qu'il faut un village pour élever un enfant. Dans cet esprit, il importe que la communauté infirmière encourage les interactions nourricières entre ses membres qui étudient, qui soignent et qui enseignent, afin que nous puissions vivre et grandir dans un environnement sûr et sain. 

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